Il fais frais à 5000ft...

J'attends...J'attends mon FI pour me retourner l'estomac en espérant que les lasagnes et le steak de midi vont rester là ou ils sont.
« Je vais m'acheter une canette je reviens. Tu commences la prévol ?! »
Visite prévol effectué et FI rassasié nous débutons le briefing. Etude sur les différents souffles du moteur, les actions à faire lors d'une boucle, etc.
Nous avons un beau mistral d'ouest et c'est la 22 en service. Le démarrage est effectué avec parcimonie et nous laissons chauffer le Lynco qui ronronne doucement à 1000tr/mn...
Après avoir fait les essais moteur et autres formalités, nous nous alignons en 22 pour un décollage « dans la foulée ». Plein gaz, les 180ch du cap tirent sec et ça décolle tout seul. Virage gauche au bout de piste qui donne un bel effet de « raz motte » et nous montons dans l'axe 17. Cannes nous expédie avec Nice dans les plus bref délais et nous contactons Nice : « Nice info bonjour, cap-10 F-GAUO de cannes pour le secteur voltige transpondeur 5427. » « UO bonjour, euh...maintenez le pallier il y a un Seneca sur St Cassien. » « il voltige pas ? » « XX vous voltigez pas ? » « Euh...en Seneca je promet rien ! Nous allons dégagez par le Nord ! ». La zone étant désormais à nous, nous pouvons voltiger.
Je commence par des barriques à 1.5G maxi. 2 puis 3 et nous montons pour notre 1ère boucle avec correction de l'axe. L'axe sera St Raphael – point novembre. Il me montre une première fois tout en décrivant : « prise de vitesse. Pallier, bille au milieu. Je tire 3.5G ! Je regarde le bout de mon aile, plein gaz, coup de manche à droite, j'accentue le pied à droite. Je cherche l'horizon, je pousse... hop, disparition de l'horizon, coup de manche à droite, je tire à 3.5G ; réduction des gaz progressive et voilà. A toi de jouer ! ». J'ai donc joué. Et bien d'après lui ! Une première fois, puis une deuxième et enfin une troisième : « C'est très bien ! » « Ha ?... »
Nous enchaînons avec une montée verticale puis, à basse vitesse, tirer à fond sur le manche : verticale poussée ou tirée.Il me montre une 1er fois puis à moi de le faire : 250km/h, je tire à 4G, je stop ma montée et vérifie que je suis bien à 90° par rapport à l'horizon (pas si évident que ça !) à 70km/h je tire à fond ! Ce qui me surprend c'est d'être en permanence en apesanteur c'est donc une figure agréable. Je recommence la même mais en poussant. Bon là il faut franchement contrer au pied à fond à droite et le manche à fond à droite aussi pour que ce soit à peu près droit.
Après quelques cabrioles de ce genre, nous enchaînons sur le renversement vertical. Dur dur de garder le même défilement lors du renversement alors j'ajuste au fur et à mesure et au bout de quelques renversements j'acquière la technique.
Pour terminer, il me montre des tonneaux. Des tonneaux rapides à 200km/h. Il y a « juste » à balancer à fond à gauche et de pousser un peu et c'est dans la poche. Tellement facile que j'y arrive pas. Bon c'est après quelques ronds que j'y arrive finalement mais toujours un peu désaxé.
Après 30mn de voltige, nous rentrons sur Cannes...à plus de 250km/h ! Ça change du PA-38 !
Il fais frais à 5000ft...

# Posté le lundi 27 octobre 2008 13:53

Modifié le mardi 28 octobre 2008 08:00

plein gaz

plein gaz
J'ai attendu ce samedi toute la semaine. Après 1 mois d'interruption, je vais enfin pouvoir remonter dans le cap-10 et me retourner la crêpe avec Daniel Coven, mon instructeur voltige.
Nous effectuons un briefing sur le vol que nous allons faire : tonneaux barriques, boucle, décrochage symétrique et dynamique et le renversement vertical.
Nous enfilons nos parachutes, nous nous attachons, et nous démarrons.
Après quelques minutes au point d'arrêt nous recevons l'autorisation de décollage. Je prends soins de m'aligner un peu à droite de l'axe et met plein gaz. Je corrige progressivement au pied et met l'avion en ligne de vol puis il décolle...tout seul. Monté initiale et virage droite vers Wisky Wharly, la visibilité est vraiment pourri, et dur dur d'apercevoir le massif de l'Esterel. Néanmoins, alors que nous sommes à 2000ft, il me montre comment effectuer une barrique « Je monte, je passe plein gaz. J'arrête de tirer sur le manche, manche à fond à gauche, le nez retombe je réduis à fond, et je sors en effectuant une ressource souple. »
A mon tour d'essayer, prise de vitesse. Je tire sur le manche et stop la montée à 45° et balance à fond à gauche. Sans m'en rendre compte je pousse un peu sur le manche ce qui fait ressembler la barrique à un tonneau...Je recommence et la barrique ressemble cette à fois à...une barrique. Nous passons avec Nice. Il commence par me montrer un décrochage simple jusqu'au buffting. Je restitue. Il me montre ensuite que l'avion peut aussi ne pas décrocher à basse vitesse. Pour cela il grimpe verticalement, et pousse sur le manche et nous nous retrouvons en apesanteur. J'esquisse un petit sourire, avant de refaire une parabole.
Nous revenons sur l'axe et nous continuons dans la série de décrochage dissymétrique avec le manche à fond à cabré et corrections au palonnier. Ca bouge beaucoup et il faut contrer très fort au palonnier pour pas que l'avion décroche.
Après 15mn de ce petit jeu, il me montre comment faire des ronds avec l'aile. Je galère franchement à faire ça et après 3 ou 4 essais, j'arrive à le faire plus ou moins bien.
Il décide de me montrer une boucle. Je le suis aux commandes. A moi de jouer : Prise de vitesse vers 250km/h, palier. Je tire à 3.5G. Je suis verticale, je passe plein gaz et accentue le pied peu à peu. A 45° en montée dos je commence à pousser sur le manche et nous nous retrouvons en apesanteur. Je mets de plus en plus de pied à droite. A 45° en descente, je réduis progressivement les gaz et commence à tirer à 3.5G en descente. Je retombe dans le bon axe. J'en fais 3 comme ça avant de finalement faire un renversement vertical. Il le montre d'abord, et je restitue ensuite. Je monte verticalement, passe plein gaz. Je fais remonter mon aile un peu avant de botter à 70Km/h. Je suis à plus ou moins 90°. J'ai la maladresse de tirer trop vite sur le manche et l'avertisseur de décrochage se déclenche, je rends alors la main et sors vers 250km/h.
25mn, nous rentrons vers cannes. J'utilise le PAPI pour me poser. L'atterrissage est correct. Je roule vers la bulle, puis stop le moteur. Rapide débriefing sur le vol, les points négatifs, les points positifs puis je remplis le carnet de route.


« -Des questions ? »
« -On recommence quand ? »

# Posté le samedi 11 octobre 2008 13:23

Merlin

Merlin
Un Sublime moteur pour une Sublime Machine: le P-51 Mustang.

# Posté le samedi 11 octobre 2008 08:19

Extra 300SC

Le nouvel EXTRA 300SC de l'EVAA remplace les anciens Cap-232. Renaud Ecalle aux commandes.
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# Posté le mercredi 01 octobre 2008 07:35

Cannes sol bonjour...

Certains pensent que les aviateurs volent parce que c'est utile. Mais lorsque le vol combine beauté et harmonie il devient : de la danse. Certains avions sont faits pour tracer de la beauté pure et ils sont menés par des danseurs qu'on appelle : pilotes.
C'est donc en ce mercredi maussade que je vais confier mon bonheur à cet avion de bois et de toile pour la 3eme fois: le Cap-10.
Le démarrage est fait méthodiquement, le roulage est exécuté avec parcimonie.
Alignement depuis Bravo Unité. Mise de gaz progressive, mise en ligne de vol, j'accentue le pied à droite et passe finalement plein gaz. Coups d'½il en arrière après quelques secondes: je suis décalé sur l'axe et mon FI me le fait remarquer.
Virage droite à 800ft pour quelques exercices sur les virages. Réduction à 2150tr/mn et on commence par un virage à gauche en accentuant plus ou moins le pied à droite et à gauche pour finalement aboutir à un virage parfait (au bout de plusieurs essais quand même !) en ayant regardé aucun instrument. Même chose à droite.
Bon là je n'ai rien découvert puisque nous l'avions fait la dernière fois.
Il me propose quelques TDP. J'avais hâte d'y être. Après une verticale terrain et une observation sur "comment bien se placer en vent arrière" nous arrivons en finale. Le maintien d'axe est plutôt pas mal, et arrivé en finale il m'explique tout en tenant le manche. Je reste passif sur l'action pour "voir comment il fait".
La remise de gaz est plus laborieuse que sur Piper où il fallait mettre plein gaz et pied à droite. Là c'est la moitié des gaz, puis il faut contrer au pied, mettre en ligne de vol, plein gaz rotation, laisser accélérer et enfin monter. Bon, ok j'ai compris. On recommence (youpi).
Cette fois j'ai bien pigé le truc et arrivé en finale je commence à tout faire moi même mais Mr Bartoli m'aide encore un peu. Remise de gaz, dernier tour de piste. En finale, nous arrivons un peu vite et haut. Il fait donc des S et moi j'observe. 1ere fois que je fais ça ! Il me laisse les commandes en courte. Sur ses conseils j'arrondis, je peaufine, je corrige...pour finalement arriver à bien poser le cap-10 en un magnifique (j'exagère à peine !)
2 points, contrôle la trajectoire, ralenti et sors par la bretelle, assez content de moi.

La semaine prochaine, je recommence. Et j'ai franchement hâte d'en découdre !
Cannes sol bonjour...
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# Posté le mercredi 10 septembre 2008 14:39