Je suis à la bourre !! Problème avec la moto, embouteillage du coup : 35mn de retards !!
Enfin, Daniel est gentil et n'annule pas le vol. Tant mieux, parce que ça promettait d'être sportif !
Avant toute chose, un briefing s'impose. Il aborde toutes les figures et limites à ne pas faire en Cap-10, ou du moins chez nous : les Cloches, les Déclenchés, régime moteur maxi, vitesse maximum, vitesse des figures. Une fois que tout a était abordé, nous nous brêlons et je commence la check-list avant démarrage. Elle est effectuée minutieusement et le Lynco part au quart de tour : « 121.850...Cannes sol bonjour, UO un Cap-10 au hangar 7 avec 2 personnes à bord et Golf pour de la voltige. » Le contrôleur donne son autorisation de roulage et me communique le code transpondeur réservé à la voltige : 5427. Roulage basique, manche secteur arrière et le soleil en pleine poire pendant le début du roulage...
Trois avions au point d'arrêt, ça devrait aller vite. J'effectue la check avant décollage, d'abord les essais moteur : « Réservoir ouvert sur l'avant, contact 1+2...1800tr/mn. Essais magnétos : 1...ok, 2...ok. » Viens ensuite la check list «ACHEVER » spécifique aux avions n'ayant pas de check-list à bord : A : atterrisseurs, freins de parking desserré. C : contact 1+2, commandes libres et dans le bon sens. H : huile pression, température : correct. E : Essence, réservoir ouvert sur l'avant, autonomie suffisante, jaugeurs testés. V : volets essayés puis un cran, verrière fermée verrouillée, poigné d'éjection en place, tétons d'éjections en placent. E : électricité, ok. R : réglages : trim essayé, radio sur 118.625, transpondeur sur ALTDISP, ceinture et harnais attachés, sacoche fermé. Cannes tour bonjour F-UO, au point d'arrêt nous sommes prêts. »
15mn plus tard, je reçois l'autorisation de décoller. Alors on décolle. Et le décollage n'était pas terrible : manque de pied à droite lorsque je mets l'avion en ligne de vol et je me déporte vers la gauche. Heureusement la rotation arrive vite et je tire légèrement sur le manche et il s'envole. Je rentre les volets et on part vers l'axe voltige. Passage avec Nice Info, et début de la séance à 5000ft. J'enchaîne les figures de base. Daniel est assez content du résultat (il me confiera au débriefing qu'il ne s'inquiète pas pour la voltige). Il décide de me monter les cloches : simple montée verticale et braquage des commandes avant que l'avion ne redescende sous peine de faire « claquer » celle-ci et de les endommager. Il m'en montre 4 ou 5 : de la moins violente et la plus violente. Et c'est à mon tour de le faire. Je retrouve quelques similitudes avec la verticale tirée. Figure interdite au club.
Nous mettons le cap sur Fayence. Pendant le transit, Daniel prend les commandes et me montre un déclenché : 140km/h, tire à fond et plein palonnier à gauche. « Ho putain que ça tourne ! » Il m'en montre 3 autres avant de me laisser le faire « Ca tourne toujours aussi vite... » . Comme je le dis plus haut, nous avons interdiction de faire cette figure (sauf dans le cas de l'école), à cause de la déformation importante de la structure. Nous voilà au-dessus du terrain de Fayence, il met l'avion en vrille et le moteur...s'arrête ! « ...tu vois le moteur s'arrête. » « Ho merde ! » joignant le geste à la parole, il sort de la vrille et remet juste un coup de démarreur et le moteur repart de plus belle. C'était juste une démonstration et je ne le referais pas (de toute façon j'aurais refusé ! lol).
Retour vers Cannes pour 2 atterrissages. Arrivée à la verticale, simulation de panne moteur. L'approche est bien faite. L'arrondie est pas mal sauf...que je suis en crabe !! « Il faudrait juste éviter d'être comme ça. Les trains classiques n'aiment pas cette situation » me dit Daniel. Remise de gaz pour un basse hauteur à 150m. J'allonge un peu ma vent arrière avant de virer vers la piste, de sortir le dernier cran de volet de m'annoncer « UO en courte ! ». L'atterrissage est pas trop mal, mais il faudra réserver une séance pour ça parce que : « Pour l'atterrissage train classique, il doit être à 100% sur ! » Retour à la bulle, arrêt moteur. 29mn et c'est déjà fini. Le lâcher approche et j'ai déjà hâte d'y être, comme tout élève qui se respecte.