En ce beau mois de printemps, je m'en vais donc faire mon deuxième premier solo...En Cap-10 ! Malheureusement, le vent vraiment forci. Je cours les 700m qui séparent notre bulle de l'aérogare pour vérifier, encore une fois, la météo. Le vent est du 160°/8kts...Ca devrait aller normalement, je recours à bulle et allume la radio portative. Le vent est pile dans l'axe, variable entre 12 et 18kts...Bon j'y vais !
Je sors l'avion après avoir fait ma pré-vol et commence à m'installer tranquillement à bord en décomposant toutes mes actions et vérifier que je n'ai rien oublié... Le stress me fait oublier de mettre les magnétos sur « BOTH », qu'importe, je tourne la clef, manche tenu avec les genoux, mixture riche poussée, rotating et coup de démarreur ! Les 180ch se réveillent pour la deuxième fois de la journée. Mon regard se porte directement vers la pression d'huile qui monte dans le vert.
Avant de partir en local, je vais faire un tour de piste. Pour tâter. Au roulage, je prends bien garde à garder le manche en arrière. Je m'arrête en Alpha 2 17 et commence ma check-list ACHEVER. Tout va bien, je prends contact avec Cannes Tour : « Cannes tour F-UO bonjour, nous sommes prêts ! » « F-UO bonjour, alignez vous derrière le DA-40 au départ et attendez ! » je collationne et m'aligne derrière le DA-40.
Après 30sc d'attente, l'ordre tombe : « UO autorisé décollage vent dans l'axe 14 kts. »
Plein gaz, 2400tr affichés et c'est le départ. J'annonce mes paramètres à voix haute et corrige en parlant en même temps : « plus de pied à droite, encore. » (C'est con mais ça aide !) La rotation intervient et ça y est...me voilà en vol. Je passe 700ft au bout de la piste : « C'est que ça monte vite bordel ! » et je passe en vent arrière en tenant mes paramètres. Je suis numéro UN, je sors mon cran de volet, vitesse à 140km/h (système métrique sur Cap-10 je rappel) et je fais une approche un peu haut. Je rattrape mon plan, 2 rouges – 2 blanches, et m'applique sur ma courte finale qui turbule légèrement. Le moment délicat de l'arrondi approche et je me dis : « C'est comme le Mustang, c'est comme LE MUSTANG, C'EST COMME LE MUSTANG !!! » et là...kiss. Evidemment à ce moment je laisse éclater ma joie, c'est la première fois que je le pose si bien. Pas de choc brutal, on l'a senti mais « ça passe en glisse ». J'annonce remise de gaz pour un tour des îles. Ca fait longtemps que je n'y suis pas allé. Cap au sud. Et pour une fois au lieu de voir la terre qui tourne hé bien elle est plate et de temps en temps ça fait du bien de redécouvrir sa région (pas si moche soi-dit en passant). Le tour des îles est emballé à 250 km/h et vu que j'ai du temps je pars vers Whisky Charly, Cap à l'Ouest. Je traverse la mer et monte à 1500 ft, une petite marche pour le Cap. Le contrôleur m'informe que je vais en Cap direct vers un DA-40, je vais donc un peu exploiter la puissance du Cap : « UO en monté virage droit !! ». Manette dans le cône d'hélice, je balance à droite et monte à 45°, je prends visuel sur le DA-40 qui se trouve maintenant 500ft en dessous. Je suis resté en monté environ 5sc...Commence à me plaire ce Cap-10. Au-dessus du lac, point de voltige, mais deux petits virages à 4.5G histoire de se remettre les idées en place. Changement de direction pour aller survoler la maison et celle de ma meilleure amie qui habite juste à côté. Je commence à avoir le coup d'oeil et je la vois déjà, j'orbite au-dessus. Tiens...un truc blanc qui s'agite. Ce sont eux. Je balance mes ailes à 3 reprises pour leur dire : « je vous aie vue ! » et Cap retour en longue finale. Je suis derrière un Tomahawk qui peine à monter (et je comprends sa douleur, c'est mon premier avion) et me voilà déjà en courte finale à 130 et mes 2 crans de volets. Je garde un filet de gaz jusqu'au-dessus de la piste, réduit à fond et arrondi en trois points, corrige un peu à droite, un poil de pied à gauche, voilà...rend un peu la main et....rekiss. Celui-là était encore mieux que l'autre alors je lâche : « Rolala qu'es que je suis bon !!! Ca m'énerve d'être bon comme ça ! » (Avec humour bien sur ! lol). Roulage retour, je décide de me la péter en ouvrant la verrière du Cap, les lunettes de soleil sur le nez et juste le bras gauche qui dépasse à peine en tenant les gaz. Je saluts des gens qui regardent le Cap en me disant : « hé ouais...tu peux pas test ! »
Je sors l'avion après avoir fait ma pré-vol et commence à m'installer tranquillement à bord en décomposant toutes mes actions et vérifier que je n'ai rien oublié... Le stress me fait oublier de mettre les magnétos sur « BOTH », qu'importe, je tourne la clef, manche tenu avec les genoux, mixture riche poussée, rotating et coup de démarreur ! Les 180ch se réveillent pour la deuxième fois de la journée. Mon regard se porte directement vers la pression d'huile qui monte dans le vert.
Avant de partir en local, je vais faire un tour de piste. Pour tâter. Au roulage, je prends bien garde à garder le manche en arrière. Je m'arrête en Alpha 2 17 et commence ma check-list ACHEVER. Tout va bien, je prends contact avec Cannes Tour : « Cannes tour F-UO bonjour, nous sommes prêts ! » « F-UO bonjour, alignez vous derrière le DA-40 au départ et attendez ! » je collationne et m'aligne derrière le DA-40.
Après 30sc d'attente, l'ordre tombe : « UO autorisé décollage vent dans l'axe 14 kts. »
Plein gaz, 2400tr affichés et c'est le départ. J'annonce mes paramètres à voix haute et corrige en parlant en même temps : « plus de pied à droite, encore. » (C'est con mais ça aide !) La rotation intervient et ça y est...me voilà en vol. Je passe 700ft au bout de la piste : « C'est que ça monte vite bordel ! » et je passe en vent arrière en tenant mes paramètres. Je suis numéro UN, je sors mon cran de volet, vitesse à 140km/h (système métrique sur Cap-10 je rappel) et je fais une approche un peu haut. Je rattrape mon plan, 2 rouges – 2 blanches, et m'applique sur ma courte finale qui turbule légèrement. Le moment délicat de l'arrondi approche et je me dis : « C'est comme le Mustang, c'est comme LE MUSTANG, C'EST COMME LE MUSTANG !!! » et là...kiss. Evidemment à ce moment je laisse éclater ma joie, c'est la première fois que je le pose si bien. Pas de choc brutal, on l'a senti mais « ça passe en glisse ». J'annonce remise de gaz pour un tour des îles. Ca fait longtemps que je n'y suis pas allé. Cap au sud. Et pour une fois au lieu de voir la terre qui tourne hé bien elle est plate et de temps en temps ça fait du bien de redécouvrir sa région (pas si moche soi-dit en passant). Le tour des îles est emballé à 250 km/h et vu que j'ai du temps je pars vers Whisky Charly, Cap à l'Ouest. Je traverse la mer et monte à 1500 ft, une petite marche pour le Cap. Le contrôleur m'informe que je vais en Cap direct vers un DA-40, je vais donc un peu exploiter la puissance du Cap : « UO en monté virage droit !! ». Manette dans le cône d'hélice, je balance à droite et monte à 45°, je prends visuel sur le DA-40 qui se trouve maintenant 500ft en dessous. Je suis resté en monté environ 5sc...Commence à me plaire ce Cap-10. Au-dessus du lac, point de voltige, mais deux petits virages à 4.5G histoire de se remettre les idées en place. Changement de direction pour aller survoler la maison et celle de ma meilleure amie qui habite juste à côté. Je commence à avoir le coup d'oeil et je la vois déjà, j'orbite au-dessus. Tiens...un truc blanc qui s'agite. Ce sont eux. Je balance mes ailes à 3 reprises pour leur dire : « je vous aie vue ! » et Cap retour en longue finale. Je suis derrière un Tomahawk qui peine à monter (et je comprends sa douleur, c'est mon premier avion) et me voilà déjà en courte finale à 130 et mes 2 crans de volets. Je garde un filet de gaz jusqu'au-dessus de la piste, réduit à fond et arrondi en trois points, corrige un peu à droite, un poil de pied à gauche, voilà...rend un peu la main et....rekiss. Celui-là était encore mieux que l'autre alors je lâche : « Rolala qu'es que je suis bon !!! Ca m'énerve d'être bon comme ça ! » (Avec humour bien sur ! lol). Roulage retour, je décide de me la péter en ouvrant la verrière du Cap, les lunettes de soleil sur le nez et juste le bras gauche qui dépasse à peine en tenant les gaz. Je saluts des gens qui regardent le Cap en me disant : « hé ouais...tu peux pas test ! »
